LA VICTOIRE DES RENNAIS
De 7.000 à 8.000 spectateurs, en dépit du mauvais temps, garnissaient les gradins du stade Pershing.
Les équipes se présentent comme annoncées. Le coup d'envoi échoit à l'Olympique, qui est lent à s'organiser.
Après cinq minutes de jeu, Audin laisse filer le jeune Marc, qui transmet à Caballero lequel, d'un shot-éclair à 20 mètres, surprend et bat Cottenet qui hésite.
Rennes : 1; Olympique : 0.
Les Parisiens dominent alors. Un corner est bien shooté par Rebut et repris de la tête par Darques mais Berthelot bloque. La triplette centrale le charge. L'arbitre le dégage en accordant le bénéfice d'un coup franc à Rennes.
Devaquez place un shot superbe... à côté. Un coup franc botté de 25 mètres par Huysman est arrêté par Berthelot.
Une descente de Rebut est suivie d'un centre, Rouchès suit et Berthelot sauve en corner. Rebut le shoote, Berthelot l'arrête.
Sur un centre très joli de Devaquez, Berthelot sort et manque la balle. Rouchès s'en empare et, seul devant le but vide, shoote avec force sur la barre!
Deux corners de suite, l'un shooté par Rebut, l'autre par Devaquez, sont annihilés par Berthelot, qui se montre animé d'une grande décision et doué de belles qualités de souplesse.
Enfin Rennes se donne de l'air. L'Olympique, devant l'insuccès de ces diverses tentatives, souffle un peu... et c'est une échappée bien en ligne des avants provinciaux; la défense olympienne s'affole et Caballero marque à nouveau.
Rennes : 2; Olympique : 0.
Les « verts » repartent à l'assaut. Haas shoote au-dessus. Un coup franc shooté par Rebut à 15 mètres des bois n'aboutit qu'à un lamentable coup de pied qui envoie la balle en sortie. Enfin Devaquez shoote à côté, c'est la série noire qui continue. La mi-temps est sifflée alors que Rennes mène par 2 buts à 0. La seconde reprise fut moins agréable; les olympiens essayaient de nouvelles dispositions en attaque et dans la ligne intermédiaire, sans plus de succès. Un peu brouillons les Rennais réussirent à évi- ter toute réalisation de la part des Parisiens, et une descente de Bourdis suivie d'un centre permit à Caballero de marquer avec la tête un troisième but superbe, qui clôtura la série. Les « verts » n'eurent plus alors que quelques sursauts, tandis que les « rouges » ne ralentissaient nullement l'allure. Leurs demis, parmi lesquels Hugues brilla d'un éclat tout particulier, arrêtaient la plupart des descentes olympiennes et relançaient leurs avants, qui obligèrent constamment les arrières à un gros travail et contraignirent notamment Audin à sauver plusieurs fois en touche. La fin arrive alors que le public avait envahi le terrain, s'arrêtant sagement aux lignes de touche. Dès le coup de sifflet final, les joueurs rennais furent hissés sur de robustes épaules et regagnèrent triomphalement le vestiaire. Beau succès pour le S.R.U.C., et qui nous promet une finale magnifique.